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Adapter la religion: négocier les limites de la religion minoritaire dans les espaces urbains

MPS-Authors
/persons/resource/persons135670

Martínez Ariño,  Julia
Socio-Cultural Diversity, MPI for the Study of Religious and Ethnic Diversity, Max Planck Society;

Fulltext (public)

MartínezArino_2020_Adapter.pdf
(Any fulltext), 109KB

Supplementary Material (public)
There is no public supplementary material available
Citation

Martínez Ariño, J., & Griera, M. (2020). Adapter la religion: négocier les limites de la religion minoritaire dans les espaces urbains. Social compass. doi:10.1177/0037768620917085.


Cite as: http://hdl.handle.net/21.11116/0000-0006-7078-5
Abstract
Throughout Europe we observe a significant trend of increasing state intervention in the governance of religious practices and expressions. A growing number of policies and procedures seek to define and regulate how religion can, and cannot, be expressed in the public domain. In this article we explore how ideas of ‘good’ and ‘bad’ religion are translated into policies in urban contexts. We disentangle the social imaginaries that underlie the symbolic boundaries that distinguish between ‘acceptable’ and ‘unacceptable’ expressions of religiosity, and the repertoires of justification used to enforce them. Drawing on empirical research in cities in France and Spain, we argue that public expressions of religion are more likely to be deemed ‘acceptable’ in public as long as they meet a series of criteria, namely being perceived as: a) aesthetic and festive, rather than outrageous, b) discrete/decent/decorous rather than interpellating and, more importantly, c) exceptional rather than ordinary, d) freely chosen rather than imposed, e) cultural rather than pious, f) being legible with existing reference frameworks and categories rather than unintelligible. In other words, religious expressions are accepted, and considered to be acceptable, if they ‘fit’ or can be made ‘fit’ certain social expectations.
Partout en Europe, nous observons une tendance significative à l’intervention croissante de l’État dans la gouvernance des pratiques et expressions religieuses. Un nombre croissant de politiques et de procédures cherchent à définir et à réglementer la manière dont la religion peut ou non être exprimée dans le domaine public. Dans cet article, nous explorons comment les idées de « bonne » et de « mauvaise » religion sont traduites en politiques dans des contextes urbains. Nous démêlons les imaginaires sociaux qui sous-tendent les frontières symboliques qui distinguent les expressions « acceptables » et « inacceptables » de la religiosité, et les répertoires de justification utilisés pour les faire respecter. S’appuyant sur des recherches empiriques dans des villes en France et en Espagne, nous soutenons que les expressions publiques de la religion sont plus susceptibles d’être jugées comme « acceptables » en public tant qu’elles répondent à une série de critères, à savoir être perçues comme: a) esthétiques et festives, plutôt que scandaleuses, b) discrètes et décentes plutôt qu’ostentatoires, c) exceptionnelles plutôt qu’ordinaires, d) choisies plutôt qu’imposées, e) culturelles plutôt que pieuses, et f) étant lisibles au sein de cadres de référence existants plutôt qu’inintelligibles. En d’autres termes, les expressions religieuses sont acceptées et considérées comme acceptables si elles « correspondent » ou peuvent être « adaptées » à certaines attentes sociales.