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«Coup de balai» sur le développement. Regards croisés sur les migrations des travailleuses domestiques philippines

MPS-Authors
/persons/resource/persons246275

Debonneville,  Julien
Guests and External Members, MPI for the Study of Religious and Ethnic Diversity, Max Planck Society;

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Citation

Debonneville, J. (2019). «Coup de balai» sur le développement. Regards croisés sur les migrations des travailleuses domestiques philippines. Revue internationale des études du développement, 239, 117-131. doi:10.3917/ried.239.0117.


Cite as: http://hdl.handle.net/21.11116/0000-0006-D564-9
Abstract
Parmi les figures notables du développement, on ne peut faire l’économie des travailleuses domestiques philippines. Ces femmes qui s’engagent en tant que travailleuses domestiques dans l’économie mondialisée du care (« prendre soin ») sont devenues l’une des figures clés du développement économiques de l’archipel philippin, au point d’être représentées comme les « diamants du care » (Parreñas, 2012), « le nouvel or du monde » (Hochschild, 2004) ou encore les « Mercedes-Benz » des travailleuses domestiques (Mozère, 2002). Parreñas rappelait à ce propos que « les femmes philippines ont été stéréotypées comme des personnes naturellement aptes à s’occuper des personnes âgées et des enfants dans les pays riches d’Asie, d’Europe et des Amériques » (2007, p. 43) au point que, dans certains dictionnaires anglais, italiens ou encore grecs, l’entrée « Philippine » [Filipina] a été associée à la profession de « travailleuse domestique ». Ce terme est, par ailleurs, largement entré dans le langage commun, en Asie du Sud-Est par exemple. Derrière cette figure, ce sont plus de 180 000 candidates à l’émigration comme travailleuses domestiques qui, chaque année, sont recrutées, formées, puis « déployées » vers des pays avec lesquels le gouvernement philippin a signé des accords bilatéraux afin de faciliter leur engagement, à savoir l’Arabie saoudite, le Bahreïn, le Qatar, le Koweït, Oman, les Émirats arabes unis, Hong Kong, la Malaisie, Singapour, Chypre, Israël, l’Italie, le Canada. Ces femmes font partie des plus de 2,3 millions de travailleurs expatriés philippin…