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Villes globales et inégalités: Mondialisation ou financiarisation?

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Godechot,  Olivier       
Max Planck Sciences Po Center on Coping with Instability in Market Societies (MaxPo), MPI for the Study of Societies, Max Planck Society;
Sciences Po, Paris, France;

Woloszko,  Nicolas
Max Planck Sciences Po Center on Coping with Instability in Market Societies (MaxPo), MPI for the Study of Societies, Max Planck Society;

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Citation

Godechot, O., & Woloszko, N. (2022). Villes globales et inégalités: Mondialisation ou financiarisation? Cités, (89), 67-86. doi:10.3917/cite.089.0067.


Cite as: https://hdl.handle.net/21.11116/0000-000D-FA0D-C
Abstract
Au cours des trois dernières décennies, le fossé entre grandes métropoles urbaines et arrière-pays n’a cessé de se creuser, ce qui a alimenté des protestations politiques, tant à droite qu’à gauche, tels que le mouvement #Occupy en 2011 ou encore celui des Gilets jaunes à Paris en 2018. De même lors des élections récentes en Europe et aux États-Unis, la divergence de comportement électoral entre grandes métropoles et « arrières-pays » s’est fortement accentuée.
Pour expliquer cette polarisation croissante, de nombreux commentateurs ont invoqué le rôle de la mondialisation, sorte de nouvelle loterie sociale produisant gagnants et perdants. Les grands centres urbains ne sont pas seulement des villes « superstars » mais aussi des villes au cœur de la mondialisation de l’économie. Dans un ouvrage visionnaire, Saskia Sassen forge le concept de « villes globales » (Global Cities) pour souligner le rôle mondial de villes comme New York, Londres ou Tokyo. Elle soutient l’hypothèse selon laquelle la mondialisation et l’informatisation favorisent la croissance, l’opulence et la ségrégation des grands centres urbains.
On aurait pu en effet s’attendre à un déclin de ces derniers sous l’effet de la mondialisation. La baisse des coûts de transport et la nature mondiale des marchés, tant du côté de la production que de la demande, auraient pu conduire à remettre en question la primauté des grands centres urbains traditionnels, où il est particulièrement coûteux de s’installer. Cependant, explique Sassen, une économie globale et dispersée renforce le besoin de coordination et de centralisation…